4 raisons de commander ses reliquats azotés dès maintenant.
Cultures , Fertilisation
4 raisons de commander ses reliquats azotés dès maintenant.

Plus que jamais, le reliquat azoté sortie d'hiver (RSH) répond à un objectif agronomique et économique. Pour être le plus fiable possible et le plus proche du premier apport d'azote, le prélèvement doit être fait entre la mi-janvier et fin-février.
Commandez vos reliquats dès maintenant auprès de la coopérative Unéal et du laboratoire Auréa agroSciences !

10/02/2026
3 min

Pourquoi faire un reliquat azoté ?

  • Pour mesurer la quantité d'azote minéral disponible dans le sol en sortie d'hiver (RSH), au moment du prélèvement. D'une parcelle et d'une année à l'autre, elle dépend des excédents restants dans le sol : un précédent de légumineuses libère davantage d'azote qu'une céréale, un rendement moins élevé que prévu peut aussi donner un reliquat plus important. Aussi, plus le sol est riche en matière organique, plus on aura d'azote disponible grâce à la minéralisation. D’où l’intérêt de prélever un échantillon de sol pour mesurer le RSH.
  • Pour couvrir les besoins de la plante : en fonction de la mesure, on déterminera les apports à effectuer pour combler la différence entre les besoins de la plante et ce que le sol est en mesure de fournir.
Source : Wiki Auréa
Source : Wiki Auréa
  • Pour booster le potentiel de rendement : en ayant connaissance des besoins de la plante et des ressources présentes dans le sol, on aura la possibilité d'apporter la juste dose au bon moment. Ce calcul prend également en compte les objectifs de rendement et de qualité fixés.
  • Pour faire des économies en azote : compte tenu de l’importance de la fertilisation azotée dans la réussite des grandes cultures et de la volatilité des engrais, le reliquat de sortie d’hiver est un enjeu majeur ! En cas de reliquat élevé, il sera possible de réduire voire même de supprimer le premier apport sur cultures d’hiver afin de conserver le potentiel des apports suivants.

Bien prélever son reliquat : mode d’emploi

Où réaliser le prélèvement ?

Le prélèvement doit être effectué dans la zone la plus homogène de la parcelle :

  • Soit dans un cercle de 20 à 30 mètres de diamètre,
  • Soit le long d’une diagonale lorsque la parcelle présente une homogénéité de sol (profondeur, texture, cailloux…)

Pour obtenir un échantillon représentatif, il est recommandé de réaliser au minimum 14 carottages élémentaires.

 

À quelle profondeur ?

L’objectif est de prélever sur toute la profondeur d’enracinement de la culture, par horizons successifs de 30 cm :

  • 0–30 cm
  • 30–60 cm
  • 60–90 cm
  • Voire jusqu’à 120 cm dans les sols très profonds (cas des plateaux limoneux pour un blé).

 

Les carottes issues d’un même horizon doivent ensuite être soigneusement mélangées afin d’obtenir un échantillon moyen représentatif.

 

Comment conserver les échantillons ?

Pour garantir la fiabilité des analyses, quelques règles simples sont à respecter :

  • Transmettre l’échantillon au laboratoire réfrigéré à 4°C dans les 2 à 3 jours suivant le prélèvement, ou le conserver congelé à –18°C si l’envoi doit être différé.

Pensez à conditionner la terre dans un sachet bien identifié et à joindre une feuille de prélèvement dûment complétée. Plus les informations seront précises, plus le conseil agronomique sera pertinent.

Notre conseil technique

« Pour réaliser un reliquat azoté fiable, le prélèvement doit être effectué lorsque la teneur en nitrates dans les sols est la plus stable. Ainsi, il faut programmer les prélèvements après la période de lessivage qui entraîne des pertes d’azote et avant la reprise de la minéralisation de l’humus. Il est aussi impératif de le faire avant le premier apport d’azote, pour ne pas fausser le résultat. Pour cela, la période idéale débute à la mi-janvier et se termine fin février. »

Jean-Baptiste Journel, référent technique grandes cultures Unéal.