Stock fourrager :
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Stock fourrager : "revoir ses pratiques avec un prisme 2022"

Avec la sécheresse estivale, le maïs a subi un stress hydrique et thermique notable, géré différemment en fonction du stade de maturité de la plante. En plaine, une question se pose : le stock fourrager sera-t-il suffisant ? Unéal alerte ses éleveurs sur l'importance d'anticiper pour constituer son stock fourrager et les accompagne pour ne faire aucune impasse sur la ration.

07/09/2022
3 min

Mercredi 7 septembre, la coopérative Unéal réunissait ses adhérents producteurs et éleveurs pour un Club Cultures autour d’une parcelle d’essais en dérobées d’été à Solesmes (59). Ce rendez-vous était l’occasion pour François Ryckebusch, Directeur des productions animales, de rappeler les bonnes pratiques de gestion des stocks fourragers.

Bilan fourrager : objectif zéro impasse sur la ration !

Le constat est net : les maïs ont subi un stress thermique et hydrique exceptionnel, géré différemment par la plante en fonction de son stade de maturité. Le remplissage des grains est hétérogène en fonction des régions et de l’hygrométrie.
Pour François Ryckebusch, directeur des productions animales à la coopérative, « il est essentiel de revoir ses bonnes pratiques avec un prisme 2022 pour garantir un bon stock fourrager. Cela doit passer par un bilan fourrager et une complémentation pour ne faire aucune impasse sur la ration et conserver un bon niveau de productivité ».

François Ryckebusch, Directeur des productions animales, entouré d'adhérents, de TC et d'agronomes de la coopérative.
François Ryckebusch, Directeur des productions animales, entouré d'adhérents, de TC et d'agronomes de la coopérative.

Les solutions pour ne pas faire d’impasse sur la ration.

Dans un contexte de tension et d’incertitude sur la constitution d’un stock fourrager suffisant et de qualité, Unéal accompagne ses adhérents dans l’analyse des fourrages et dans la réalisation du bilan fourrager.

La coopérative a aussi anticipé pour proposer une offre adaptée au besoin de ses adhérents éleveurs en alimentation animale et met aussi à disposition ses silos au groupe coopératif Tereos pour lui permettre une bonne redistribution des pulpes.

Pour plus d’informations concernant nos offres de services et d'alimentation animale, rapprochez-vous de votre TC.

1. Observer l’état de la plante et évaluer l’intérêt économique et nutritionnel de la récolte..

Certains maïs, semés en avril dans de bonnes conditions, ont résisté à la sécheresse et ont développé des épis et des grains : dans ce cas, veiller à ensiler au meilleur moment.
Pour les semis plus tardifs, sans grains ou à l’épi grillé, il faudra évaluer le coût d’un ensilage par rapport au tonnage de matière sèche pour juger s’il faut ensiler ou non.

2. Penser à la conservation
Garder les bonnes pratiques habituelles de conservation tout en pensant à hacher plus finement sur une plante sèche contenant moins de nutriments.

3.
Effectuer un bilan fourrager
Etape incontournable cette année pour estimer précisément la quantité disponible et simuler les besoins en ration d’été et d’hiver par animal, et ainsi anticiper des besoins externes.

4. Analyser ses fourrages
Un laboratoire d’analyse est disponible dans la nouvelle usine d’alimentation animale de la coopérative à Aire sur la Lys. Fiable et rapide, l’analyse permet d’analyser la teneur en amidon et en matière sèche, et de prévoir un besoin en complémentation.

5. Adapter la ration à son cheptel et appréhender une économie en maïs
Calculer la ration avec son TC et le logiciel Chorus.
Se poser la question de l’importance du grain dans l’alimentation, si son absence pénalise le développement de l’animal ou non (en génisse de renouvellement ou en vache tarie par exemple)

Lire aussi : La gestion des stocks fourragers en conditions sèches