Complémenter les broutards au pâturage : 3 raisons de ne pas laisser filer les kilos
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Complémenter les broutards au pâturage : 3 raisons de ne pas laisser filer les kilos

Au pâturage, une herbe qui perd en qualité, une pousse qui ralentit ou des mères qui ne couvrent plus seules le potentiel des veaux peuvent rapidement freiner la croissance. Complémenter ne consiste pas à remplacer l'herbe : l'enjeu est de sécuriser la croissance du broutard et de préparer la suite.

16/07/2026
5 Min

Sécuriser la croissance quand l’herbe devient limitante

En début de saison, une herbe abondante et de qualité peut soutenir de bonnes croissances. Mais l'été évolue rarement de façon régulière : disponibilité et valeur de l'herbe, météo et niveau d'apport maternel font varier les nutriments réellement disponibles pour le veau.

C'est précisément dans cette variabilité que la complémentation prend son intérêt. À la ferme de Jalogny (71), trois années d'essais sur des broutards charolais complémentés pendant environ 100 jours avant sevrage ont montré une croissance moyenne de 1 462 g/j contre 1 147 g/j pour les non-complémentés, soit 36 kg de poids vif supplémentaires au sevrage. L'écart était particulièrement marqué lorsque l'herbe de qualité devenait limitante. Pour un prix de broutard de 5,34 €/kg vif, cela représente un gain net par animal de 126 euros.

La complémentation est un levier de sécurisation des performances. Elle doit être pilotée selon l'herbe disponible, la consommation des veaux et l'objectif de poids. Presti Broutard s'inscrit dans cette logique avec une formule spécifiquement destinée aux broutards, affichant 17 % de MAT et 0,95 UFV/kg.

Produire des kilos valorisables plutôt que raisonner uniquement « coût d’aliment »

Le concentré distribué représente une charge visible. Les kilos de croissance perdus le sont beaucoup moins. Pour un naisseur, l'enjeu est donc de regarder ce que l'aliment permet potentiellement de produire en poids vif supplémentaire.

Au-delà des 36 kg de poids vif gagnés au sevrage, chez les naisseurs-engraisseurs, cette avance de poids a aussi réduit de 34 jours en moyenne la durée d’engraissement pour atteindre un même objectif de carcasse. On profite ainsi pleinement du meilleur indice de consommation pendant le jeune âge de l’animal.

Préparer le sevrage et mieux valoriser les nutriments

Le sevrage cumule plusieurs challenges : séparation de la mère, arrêt du lait, changement d'alimentation et parfois de bâtiment ou de lot. Un veau qui connaît déjà le nourrisseur et consomme régulièrement un aliment solide est mieux préparé à cette transition. L'Institut de l'Élevage indique qu'un sevrage précoce est facilité lorsque les veaux consomment déjà 1,5 à 2 kg de concentré par jour sous la mère.

C'est aussi là que se situe la différence entre un mélange de matières premières et un aliment formulé. Un mélange fermier peut apporter efficacement céréales et protéines. Un aliment spécifique cherche en plus à maîtriser l'équilibre nutritionnel, les vitamines et oligo-éléments, la sécurité digestive et la valorisation des nutriments.

C’est dans cette logique que nous intégrons deux adjuvants Rubi Nuvo et Rubi Elevate dans le presti Broutard en plus de l’arôme Berry Nectar. Le Rubi Nuvo (association d'acides gras et de produits de levures) favorise le développement intestinal, la flore bénéfique et l'absorption des nutriments. Le Rubi Elevate (association d’huiles essentielles et extraits végétaux) a une action visant à favoriser la salivation, ralentir la digestion rapide de l'amidon, soutenir la digestion intestinale et le métabolisme énergétique.