La sécheresse a fragilisé les ressources en maïs et en herbe. Pour préparer la prochaine campagne, l’enjeu est d’anticiper les besoins du troupeau, de reconstituer les stocks et de sécuriser le rationnement. Choix des cultures, rénovation des prairies et sélection des variétés de maïs fourrage : plusieurs leviers peuvent être mobilisés dès maintenant.
Avec des stocks fourragers estimés entre 50 et 100 % selon les secteurs, certains élevages devront anticiper leurs besoins pour sécuriser les rations hivernales et disposer de fourrages plus tôt au printemps.
Le bilan fourrager constitue une première étape pour définir les besoins du troupeau et les volumes à reconstituer. Plusieurs leviers peuvent ensuite être mobilisés : prairies temporaires, cultures dérobées ou méteils, rénovation des prairies permanentes avec des espèces plus résistantes à la sécheresse (dactyle, fétuque élevée, ray-grass hybride), mais aussi maïs et betteraves fourragères.
Cette analyse permet également d’anticiper les compléments nécessaires, d’ajuster le rationnement et, si besoin, d’adapter la conduite du troupeau. Le choix des cultures et des implantations doit tenir compte des stocks disponibles, des besoins alimentaires et du calendrier de récolte souhaité.
Le choix d’une variété ne repose pas uniquement sur son rendement. Il doit aussi tenir compte de la composition de la ration et des objectifs de l’élevage.
Plusieurs variétés viennent compléter la gamme pour répondre à différents objectifs de production et de valorisation.
L’indice de précocité doit être adapté au secteur géographique : autour de 250 dans les zones les plus froides, et jusqu’à 290 dans les secteurs plus chauds.
Pour une utilisation plus précoce du maïs, le choix de variétés adaptées et le recours à des conservateurs ou à un inoculant peuvent contribuer à préserver la qualité du fourrage et à améliorer la stabilité du silo.